Logo Snappit
Snappit
Télécharger
Illustration générique, pas une photographie de ce lieuIllustration
ParcÎle-de-France, France

Réserve naturelle nationale de la Bassée

La Bassée est une zone humide au caractère étonnamment boisé.

À propos

La Bassée est une zone humide au caractère étonnamment boisé. L’eau y circule bien au-delà du fleuve visible : la nappe souterraine remonte sous la forêt alluviale, tandis que de petits chenaux, les noues, relient les terrains bas à la Seine. Vieux arbres, plantes grimpantes et bois tombés donnent à cette forêt un aspect foisonnant. Ce désordre apparent est utile : il offre des abris et des ressources alimentaires à de nombreux êtres vivants.

La réserve abrite aussi des prairies humides et des secteurs beaucoup plus secs, installés sur des dépôts de sable et de gravier. De faibles différences de hauteur et de drainage expliquent les changements parfois brusques de végétation. Regardez ces transitions plutôt que de considérer tous les espaces verts comme un seul habitat. Une rive bordée de roseaux, une clairière herbeuse et une bande boisée dense présentent chacune des conditions différentes.

Pour une première visite, choisissez le circuit de la Cocharde, dans le secteur de Gouaix. Son plan d’eau est hérité de l’extraction de granulats ; les milieux qui l’entourent sont aujourd’hui gérés en faveur de la biodiversité. À l’échelle de la réserve, des boisements alluviaux plus anciens côtoient des espaces ouverts : ce plan d’eau n’est qu’un chapitre d’une histoire plus vaste. Prenez des jumelles si vous en avez, mais les changements de végétation, l’eau et les sons suffisent déjà à donner tout son intérêt à la promenade. Découvrez un guide de terrain interactif pour ce lieu avec l’application Snappit.

La réserve naturelle nationale a été créée le 21 octobre 2002. Son paysage porte les traces d’usages plus anciens : prairies de fauche et pâtures occupaient autrefois une bien plus grande partie de la plaine alluviale. Au XXe siècle, les transformations ont notamment apporté cultures, plantations de peupliers et extraction de granulats. À la Cocharde, l’exploitation de la carrière s’est achevée vers 2000. Le propriétaire régional et l’AGRENABA travaillent aujourd’hui ensemble à la préservation de ce secteur de la réserve.

Que faire ici

Parcourez la boucle balisée de la Cocharde, suivez l’année d’un crapaud grâce aux panneaux de Mirabelle et arrêtez-vous aux points de vue aménagés. Prenez le temps de comparer la végétation des berges à celle des boisements et des lisières herbeuses.

Informations saisonnières

Le paysage évolue avec le niveau de l’eau. L’hiver révèle davantage la structure des boisements ; les mois plus chauds apportent feuillage et activité des insectes. Les deux sentiers de découverte sont fermés les dimanches et jours fériés du 15 septembre au 15 mars.

Accessibilité

Une courte distance ne garantit pas un terrain facile. Certains passages peuvent être humides et glissants, et l’accès se fait par un chemin non revêtu. La Cocharde n’est pas présentée ici comme un circuit dont l’accessibilité en fauteuil roulant ou en poussette a été vérifiée ; contactez l’équipe en précisant vos besoins avant de vous déplacer.

À ne pas manquer

1

Une boucle d’environ 2 km autour du plan d’eau de la Cocharde

2

L’histoire de Mirabelle le Crapaud commun au fil des saisons, sur les panneaux pédagogiques

3

Le contraste entre roselières, prairie humide et forêt alluviale

4

Un aperçu à petite échelle des transformations du paysage de la vallée de la Seine

Promenades et itinéraires

Sentier de la Cocharde

Partez du parking prévu pour les visiteurs et empruntez l’accès indiqué vers la réserve. Suivez les panneaux de Mirabelle autour du plan d’eau, puis revenez au même accès. À chaque changement de milieu, posez-vous une nouvelle question : qu’est-ce qui pousse au bord de l’eau, où les animaux peuvent-ils se cacher, et où la lumière atteint-elle le sol ? Servez-vous du dépliant officiel pour reconnaître la succession des milieux, plutôt que de suivre des passages informels.

Aucun relevé vérifié des pentes, de la largeur des chemins, du passage aux portillons ou de la continuité d’un sol ferme n’est disponible. La présence d’un accompagnant ne rend pas sûr un chemin inondé ou obstrué ; convenez d’un point de demi-tour adapté à chacun.

Sentier de la Cocharde

Une première visite en famille

Avant de partir, vérifiez les jours de fermeture et renseignez-vous sur l’état du sentier si le temps a été agité. À la Cocharde, laissez les panneaux rythmer la sortie et prévoyez plusieurs petites pauses plutôt qu’une longue séance d’observation au même endroit. Terminez pendant que chacun a encore de l’énergie. Un encas et un vêtement supplémentaire dans le sac rendent les arrêts plus agréables.

Pour une plus longue promenade en forêt

Envisagez le sentier du Bois Prieux lors d’une autre visite. Le gestionnaire annonce un parcours de 5 km, auquel s’ajoute un accès de 750 m depuis Neuvry ou de 3,25 km depuis le château d’eau d’Everly. Ces distances d’approche sont données pour l’aller et ne sont pas comprises dans les 5 km. Vérifiez les conditions et prévoyez aussi le retour par l’accès : cette sortie est d’une autre ampleur que la Cocharde.

Activités à essayer

Lire le paysage depuis le chemin

Choisissez une vue où apparaissent de l’eau, des plantes et des arbres. Dessinez trois bandes simples correspondant aux milieux, puis comparez-les avec un second point de vue. Le but est de remarquer leur organisation, sans chercher à tout identifier. Les enfants peuvent s’appuyer sur l’histoire de Mirabelle : où un petit animal trouverait-il de quoi se nourrir, s’abriter et passer une autre saison en sécurité ?

Participer à une sortie avec l’équipe de la réserve

Le programme grand public propose des animations nature au fil des saisons ; des visites privées en groupe peuvent être organisées séparément. Une sortie accompagnée est utile pour apprendre à reconnaître les chants ou comprendre les travaux de gestion. Consultez le programme à jour et réservez si nécessaire : le rendez-vous peut être fixé ailleurs qu’au parking de la Cocharde.

Quand il vaut mieux renoncer au circuit

Si l’eau recouvre le chemin ou si le vent fort rend la forêt dangereuse, reportez la promenade. Le bureau du village pourra peut-être vous conseiller pendant les heures de présence de l’équipe, mais il ne constitue pas une activité de repli garantie. Appuyez-vous sur le dépliant pour préparer une prochaine visite plutôt que d’improviser un autre parcours dans la plaine inondable.

Faune, flore et habitats

Martin-pêcheur d’Europe

Un éclair bleu au-dessus de l’eau sera peut-être toute votre rencontre. Depuis un point de vue existant, cherchez un oiseau compact au long bec et aux parties inférieures orangées. Laissez tranquille toute berge susceptible d’abriter un nid.

Rousserolle effarvatte

Cet oiseau des roselières niche entre les tiges et passe l’hiver en Afrique subsaharienne. Un petit massif de roseaux s’inscrit donc dans un voyage saisonnier bien plus vaste. Lorsque la végétation est dense, écouter depuis le chemin peut être plus gratifiant que de chercher à bien voir l’oiseau.

Roseau commun

Le Roseau commun appartient à la famille des graminées, mais ses hautes tiges donnent au bord du plan d’eau une silhouette bien différente de celle d’une pelouse ou d’une prairie. Cette bande dense est un habitat à part entière, offrant abris et nourriture. Observez comme elle sépare l’eau libre des arbustes et des arbres.

Frêne élevé

Le frêne fait partie des arbres qui composent la forêt alluviale de la réserve. Ses bourgeons sombres constituent un indice utile, surtout lorsqu’il n’a pas de feuilles. Repérer un rameau bien visible depuis le chemin offre un petit défi d’identification en hiver ; comparez-le à celui d’un arbre voisin avant de conclure.

Orchis pyramidal

Le dépliant met en avant cette orchidée des lisières calcicoles plus sèches de la Cocharde. Une inflorescence rose et conique est un premier indice utile pendant la floraison. Photographiez uniquement ce qui est visible depuis le parcours : piétiner la végétation voisine pour atteindre une fleur irait à l’encontre de la démarche.

Anax empereur

Parmi les grandes libellules présentées à la Cocharde, l’Anax empereur patrouille à la recherche de proies et de concurrents. Installez-vous en sécurité et suivez un vol pendant quelques secondes. Les virages et les pauses successives restent fascinants, même si l’insecte se déplace trop vite pour être identifié avec certitude.

Ces espèces sont documentées à la Cocharde. Une visite discrète pourra vous permettre d’en rencontrer certaines ; les milieux restent intéressants à observer même lorsque les animaux se cachent.

Histoires et découvertes

Quand l’eau monte sous la forêt

Dans la forêt alluviale, la remontée de la nappe souterraine peut gorger le sol d’eau, même lorsque le fleuve n’est pas visible. Observez l’abondance des lianes et la diversité des âges des arbres. Le bois mort fait partie de cet habitat : il accueille des insectes et les oiseaux qui s’en nourrissent.

Des îlots secs dans un paysage humide

Les dépôts de sable et de gravier forment de légers reliefs appelés localement montilles. Le drainage y est différent de celui des terrains plus bas. Cela explique la proximité, dans la réserve, de prairies humides et de végétations plus sèches où poussent des orchidées. Il n’est pas nécessaire de quitter le chemin pour apprécier le contraste.

Les milieux ouverts demandent un entretien régulier

Sans pâturage ni fauche, les prairies peuvent progressivement se couvrir d’arbustes, puis devenir des boisements. Les gestionnaires maintiennent certains secteurs ouverts pour les espèces qui en dépendent. Une zone fauchée ou une clôture temporaire de pâturage s’inscrit donc dans le travail de conservation ; ce n’est pas un signe que la nature y a été oubliée.

Une parente sauvage de la vigne cultivée

La réserve protège la Vigne sauvage, Vitis vinifera subsp. sylvestris, parmi les plantes caractéristiques de ses boisements. C’est une histoire de conservation, pas une invitation à la cueillette. Imaginez ces lianes indigènes partageant la canopée et laissez chaque plante et chaque fruit intacts.

Quand venir

Printemps

Roseaux et végétation forestière ne se développent pas au même rythme. Depuis le sentier, repérez les différences de teintes et de formes, et écoutez avant de chercher un oiseau. Laissez de l’espace à la faune nicheuse et ne vous approchez pas des berges, des cavités ou de la végétation dense pour examiner un nid supposé.

Été

Une période lumineuse et calme peut être propice à l’observation des insectes autour de la végétation abritée. Emportez de l’eau et de quoi vous protéger du soleil ; par forte chaleur, choisissez un moment plus frais de la journée. Prenez le temps d’observer un petit secteur plutôt que de poursuivre les libellules le long de la berge.

Automne

La vallée de la Seine est un axe de migration : observer patiemment le plan d’eau peut donc réserver de belles découvertes. Les couleurs des boisements et les tiges portant des graines donnent un autre visage à la promenade. Gardez un programme souple : les pluies récentes peuvent davantage influencer l’état du sol que la saison indiquée sur le calendrier.

Hiver

Les branches nues rendent la silhouette des boisements plus lisible, et l’eau peut prendre une place dominante dans le paysage. Prévoyez une sortie de jour, avec une marge généreuse pour le retour. Si les hautes eaux ou le gel rendent le chemin dangereux, reportez la boucle à une autre journée.

Accès et conseils pratiques

Stationnement et préparation

Le parking de la Cocharde se trouve avant l’entrée de la réserve. Enregistrez le dépliant, même si vous espérez en trouver un exemplaire papier. Ne comptez pas sur des toilettes, un point d’eau potable, de la restauration ou un abri sur le sentier : ces équipements ne sont pas confirmés. Faites les pauses nécessaires avant d’arriver.

Maison de la Réserve

Pour des conseils et des dépliants, contactez l’AGRENABA au 1 rue de l’Église, 77114 Gouaix : +33 (0)1 64 00 06 23 ou [email protected]. Les horaires annoncés sont du lundi au jeudi de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h, le vendredi de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h, selon la disponibilité de l’équipe. Téléphonez avant de vous déplacer spécialement. Il s’agit d’un bureau d’information, sans garantie d’une visite en intérieur.

Par la route

Pour rejoindre la Cocharde, prenez sur la D49 le chemin d’accès situé face à l’usine d’engrais SICA, à Gouaix, puis gagnez le parking prévu. Vérifiez les panneaux à l’entrée avant de poursuivre. Un itinéraire vers le bureau du village ne vous conduit pas au départ de cette promenade ; n’entrez pas dans l’enceinte de l’usine.

En transports en commun

Longueville et Provins sont desservies par la branche Paris-Est–Provins de la ligne P du Transilien. Aucune de ces gares ne constitue le départ du sentier de la Cocharde. Avant d’acheter vos billets, organisez la suite du trajet et le retour, et demandez à l’équipe de la réserve quel dernier parcours serait adapté. Aucune liaison directe en bus jusqu’au sentier ni aucun cheminement piéton sûr depuis une gare n’est établi ici.

Perturbations ferroviaires à l’automne 2026

L’avis de travaux publié par la SNCF prévoit le remplacement des trains Paris-Est–Provins les week-ends du 26 septembre au 1er novembre 2026. En journée, des bus de remplacement omnibus partent de Torcy et desservent Longueville. Vérifiez votre journée précise dans le calculateur d’itinéraires de l’opérateur et prévoyez plus de temps ; une visite le samedi peut nécessiter un trajet sensiblement différent.

Se renseigner sur le parcours précis

Pour préparer une visite avec des besoins de mobilité particuliers, précisez que vous souhaitez parcourir la Cocharde. Demandez des informations sur le sol du parking, la largeur de passage à l’entrée, la boue et les obstacles éventuels. Le parking facilitant l’accès près de l’observatoire de Neuvry, mentionné par l’office de tourisme, concerne un autre secteur ; il ne garantit l’accessibilité ni de la Cocharde ni d’une boucle complète dans la réserve.

Sources et liens utiles

Animaux que vous pourriez observer

6

Chaque carte mène à une page Explorer complète avec des photos, des caractéristiques et des anecdotes.

Carte des observations de ce lieu

Commencez par la vue d’ensemble, puis zoomez pour parcourir les observations individuelles de la faune autour de ce lieu.

Chargement de la carte…

À savoir avant de partir

Enregistrez le dépliant officiel de la Cocharde avant de partir ; si les informations diffèrent, suivez la signalisation sur place.

Portez des chaussures qui accrochent bien et emportez de l’eau. Gardez les enfants près de vous au bord du plan d’eau, notamment pendant les pauses.

Restez sur les chemins prévus. N’entrez pas dans les roseaux ou la prairie pour prendre une photo de plus près.

Laissez fleurs, baies, champignons et animaux sur place. Préparez vos jumelles ou votre appareil photo plutôt que de ramasser des souvenirs.

Si des animaux au pâturage ou leurs clôtures de protection sont présents, gardez vos distances, laissez les portillons dans l’état où vous les avez trouvés et tenez votre chien près de vous en laisse.

Questions fréquentes

Au parking du sentier de la Cocharde, à Gouaix, accessible par le chemin situé face à l’usine d’engrais SICA, sur la D49. La Maison de la Réserve, dans le village, est un point d’information distinct.
L’accès autonome à la réserve est gratuit les jours autorisés. Les animations guidées ont leurs propres modalités : réservez votre place et vérifiez le tarif, le lieu de rendez-vous et l’âge conseillé pour l’activité choisie.
Le gestionnaire autorise expressément les chiens tenus en laisse sur le sentier de la Cocharde. Gardez-les sur le chemin, à distance de l’eau, de la faune et des animaux au pâturage. Cette autorisation ne vaut pas nécessairement pour tous les secteurs de la réserve.
Prévoyez une découverte de la nature depuis les berges. Le règlement du site régional interdit la baignade et la navigation sans autorisation. La pêche est réglementée séparément ; le simple accès comme visiteur ne donne pas le droit de pêcher.

Observations récentes dans ce lieu

Les observations récentes apparaîtront ici au fil des ajouts.

Tout voir ›

Emportez vos découvertes

Vous explorez Réserve naturelle nationale de la Bassée ?

Identifiez les animaux et les plantes que vous observez, apprenez en chemin et gardez une collection de votre aventure.

  1. 1Repérez
  2. 2Photographiez
  3. 3Gardez votre découverte